• Après la pluie... ben la pluie

    Comment veux-tu que je t'aime alors que je dépense mon temps à me haïr ? Comment veux-tu que je te laisse m'aimer alors que je ne suis pas « aimable » ?

    Je me vomis. Tellement laide et grasse et molle. Tellement répugnante avec cette chair qui pend, marquée de traces, cicatrisée, ces creux, ses bosses, ce teint marronnasse, ces vergetures... Et ces façons indolentes d'éléphanteau. Ces mouvements marqués et lourds, ce cou épais et brut, ce visage gonflé, bouffi, ce regard bovin.

    La peau sèche, les cheveux secs et drus, les dents jaunes et plombées. Oh oui il est beau ton fantasme, oh oui qu'est-ce que tu bandes devant ton congélo... Et tu sais, ton envie de moi visible, et bien elle me dégoûte davantage, de moi, de toi, de nous, de ce dialogue de sourds, de ce marché de dupes.

    Je me suis rasé le crâne, ce serait pire si c'était possible, ça l'est p't'être un peu.

    Qu'importe.

    J'aurais envie de tout planter là, briser le verre fragile, mais il y a Elle désormais.

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    Vos gueules les mouettes.

      


  • Commentaires

    1
    Mardi 22 Juillet 2008 à 18:56
    Densité
    ..du propos, tranchant dans la morosité et l'habillage ambiants . Texte relevé,subtil
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